Les affrontements entre les communautés du territoire de Kwamouth, dans la province occidentale de Maï-Ndombe, s’enveniment et s’étendent désormais aux territoires voisins. Et ce, malgré l’engagement pris le week-end dernier par les chefs de tribus de mettre fin aux conflits entre les communautés en instaurant un dialogue. Vendredi, près de 100 personnes avaient été massacrées dans un village.

Environ 90 personnes ont été massacrées vendredi dans le village de Bishala. Des hommes, des femmes et des enfants, dont plusieurs enseignants et élèves. Les assaillants étaient armés de machettes, de flèches et d’armes à feu, ont rapporté des survivants.

D’autres assaillants ont attaqué Mbusie sur la rive gauche du fleuve Kwango, en face du territoire de Bagata. Ils ont brûlé des maisons et chassé les villageois vers de petites îles où ils s’étaient réfugiés.

Dès lors, la violence a traversé le territoire de Bagata dans la province du Kwilu, où de nombreuses autres personnes déplacées avaient trouvé refuge. Dans cette région également, les villages de Fabiese et Kyasa ont été attaqués, ce qui a poussé la population à fuir vers Mopene.

Face à cette violence qui tend à s’étendre dans tout le territoire du Grand Bandundu, le député national Delly Sesanga appelle le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur à venir s’exprimer au Parlement sur cette situation.